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Pionnier et leader du sondage d’opinion en Algérie, nous avons à notre actif plus de 140 études et enquêtes.

OKBA COM INSTITUT est composé d'une équipe pluridisciplinaire, créée en 1992, composée de  statisticiens, informaticiens, géographes et d'autres collaborateurs spécialisés , ayant plus de trente années d’expérience.

 

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Okba Khiar. Expert en sondage

«Les sondages représentent moins de 20% du chiffre d’affaires des instituts»

Propos recueillis par Fella Midjek

Okba Khiar

A quoi sert un sondage d’opinion ou une mesure d’audience ?

Tout d’abord il faut défi nir ce que c’est un sondage. Un sondage est une enquête menée auprès d’un échantillon de la population étudiée.

Un sondage d’opinion ou une mesure d’audience permet de connaître à un moment T, l’avis des citoyens sur un sujet déterminé. Il faut savoir que l’expression «opinion publique» sert bien souvent à qualifi er un point de vue unanime. Même au sein d’un groupe où les membres ont des vues bien arrêtées sur une question, ils ne les expriment pas tous avec la même manière et la même intensité. Un sondage est une photographie d’une réalité à un instant donné, non pas la traduction d’une vérité intemporelle. De même qu’on ne doit pas oublier qu’un sondage comporte toujours une marge d’erreur. Les résultats d’un sondage d’opinion ne sont pas une prévision du résultat électoral. Ils donnent une indication signifi cative de l’état du rapport de forces politiques actuelles et n’interdisent aucune évolution future.

Les sondages doivent être considérés  pour les dirigeants politiques et les décideurs ce que la Bourse constitue pour les analystes fi nanciers. Ils constituent un des meilleurs moyens pour tâter le pouls du public. Les sondages d’opinions, outre leurs vertus scientifi ques pour l’étude des processus électoraux, peuvent jouer un rôle important pour améliorer la gouvernance en permettant aux «sans voix» d’exprimer leur point de vue et peser sur l’orientation des politiques publiques. Aussi le droit du public à l’information est l’un des droits universels de la personne.

Comment se fait une étude de marché, ou sondage économique et à quelle fi n ?

 Je dis que le but principal d’une étude de marché consiste à aider les entrepreneurs à prendre les bonnes décisions. L’étude est utile, par exemple, comme point de départ d’un plan de stratégie marketing ou pour évaluer la taille du marché lorsque l’entreprise envisage le démarrage d’une nouvelle activité. L’étude permet alors d’apprécier la faisabilité de cette nouvelle activité. Dans le cas de sociétés établies de longue date, le rôle de l’étude de marché consistera plutôt à soutenir les décisions stratégiques ou relatives à l’organisation du marketing. Il existe différentes familles d’études. A chaque objectif correspondent des études de nature différente. Pour comprendre le consommateur (Etudes descriptives du marché, sans introduction d’élément extérieur. Carnets de consommation : description quantifi ée de la consommation). Les études Usages & Attitudes, mettant l’accent sur les attitudes et motivations. Etude notoriété et image de marque etc.Toute étude de marché inclut nécessairement des étapes. Il s’agit de la défi nition claire du problème de base, de la décision sur la façon dont les informations nécessaires vont être réunies, de la sélection de l’échantillon, de la récolte et le traitement des données, de la synthèse des résultats et la transcription des conclusions en propositions et actions concrètes. Pour ce qui est de la 1ère étape, le client doit défi nir l’objectif de l’étude (que l’on appelle problème marketing). L’institut ou l’expert traduit ce problème marketing en problème d’étude (informations dont on a besoin pour prendre la décision), rédiger une proposition d’étude et enfi n proposer une méthodologie appropriée. Dans les deuxième et troisième étapes le client opte pour un échantillon adapté, en évitant les contraintes inutiles, vérifi e le questionnaire et le guide d’entretien et contrôle qu’il répond à la totalité des objectifs de l’étude. L’étape de la réalisation de l’étude, l’institut ou l’expert exécute l’enquête sur le terrain, contrôle le travail des enquêteurs, fait la codifi cation des questions ouvertes éventuelles (pour études qualitatives), fait la mise à plat et l’analyse, vérifi e les questionnaires , fait l’ensemble du traitement informatique. Enfi n contrôle l’exactitude (mathématique) des résultats. Quant au client, il supervise et contrôle les travaux des enquêteurs et contrôleurs sur terrain.

Enfi n, la dernière étape (phase de la synthèse des résultats et la transcription des conclusions). Pour l’institut ou l’expert, il s’agit de comprendre et d’analyser les résultats. De rédiger une présentation claire et opérationnelle des résultats et donner des conclusions en termes de connaissances ou d’information. Pour le client, il s’agit de traduire les résultats en recommandations d’action et de prendre des décisions marketing.

Peut-on parler de qualité et de fi abilité des sondages en Algérie ?

Effectivement, et il n’y a aucun doute, soyez rassurée. Car ce sont les mêmes outils et les mêmes méthodologies  qui sont utilisées qu’ils soient en Algérie, aux Etats unis ou en France. Les instituts et les experts en matière de sondage d’opinion font des enquêtes, donnent des résultats, mais ne maîtrisent pas l’usage qui en est fait par la presse. Certes la publication  de  résultats d’investigations par voie de sondage a toujours donné lieu à des «sorties médiatiques», dont le moins que l’on puisse dire est qu’elles relèvent davantage de la protestation, plutôt que de la réfl exion sereine qui se proposerait de faire avancer le débat sur l’usage – que nous sommes tous en droit d’attendre – d’instruments de recherche, dont plus personne aujourd’hui ne remet en question l’utilité en matière d’aide à la décision. Les commentaires politiques dans les médias sont fortement dominés par les orientations partisanes des journalistes et des rédactions. Dans un contexte de forte rivalité électorale et symbolique entre hommes politiques, et chaque média - la télévision comprise- tend à soutenir les candidats et les partis de son camp.

Quels sont les coûts des sondages d’opinion en Algérie, et que pèse le marché des sondages en termes de chiffre d’affaires ?

Tout d’abord je vous rassure que ce ne sont pas les sondages politiques qui vont enrichir les instituts ou les experts. A ma connaissance, ces sondages d’opinion représentent moins de   20%  du chiffre d’affaires des instituts. Les  études  de  marché  sont  de loin  la principale activité des instituts.

Cependant ce sont les études d’opinion, qui font la notoriété des instituts auprès du grand public, mais ne représentent qu’une part mineure du chiffre d’affaires. Le coût d’une enquête d’opinion est moins élevé si elle est réalisée en même temps que d’autres enquêtes. C’est ce que l’on appelle les enquêtes «omnibus». Les sondages réalisés pour la presse sont souvent vendus moins chers que ceux qui n’ont pas vocation à être publiés. En ce qui concerne les prix pratiqués par les instituts algériens, je n’ai aucune idée. Pour ma part, en ce qui concerne les sondages que j’ai réalisés pour (El Watan, El Khabar ou Liberté), nous arrivons juste à couvrir les indemnités des enquêteurs et contrôleurs et les frais de déplacement qui dépassent rarement les 600 000 DA (1000 interviews dans 10 à 15 wilayas).

Vous avez eu à réaliser des sondages et des études de marché pour le compte d’entreprises algériennes ou étrangères en Algérie. Quels sont les enseignements tirés et leur impact économique ?

Les études de marché contribuent à améliorer la prise de décision, toutefois il ne faut pas perdre de vue qu’elles s’inscrivent dans une perspective temporelle et il est donc essentiel de renouveler régulièrement les informations en question. L’étude de marché doit répondre à un besoin, à une question. Elle doit être conçue comme un outil d’aide à la décision (et non simplement servir à rassurer ou conforter). Quel que soit le budget du créateur, elle doit être réalisée et reste incontournable.

Pourriez-vous donner des exemples de sondage d’opinion réalisés pour manipuler l’opinion publique et que drainent-ils comme argent ? Avec une mauvaise foi, il est toujours possible de faire dire n’importe quoi aux chiffres en général et aux sondages en particulier. Un sondage réalisé dans des conditions fantaisistes et basé sur un questionnaire biaisé a toutes les chances d’aboutir à des résultats peu signifi catifs. Mais à ma connaissance dans notre pays, il n’y a jamais eu de sondages pour manipuler l’opinion publique. En effet, comment voulez-vous que ce type de sondage existe, lorsqu’on sait que, depuis l’avènement de la presse privée et la publication du premier sondage, (publié par El Watan en octobre 1992 et qu’il a intitulé «Ce que veulent les Algériens »), nous avons publié, Mustapha Ainouche et moi, tout au plus, 21 ou 22 dans 3 quotidiens : Liberté, El Watan et El Khabar. Si nous ajoutons les autres sondages publiés par d’autres agences ou instituts, nous aurons une moyenne de moins de 2 sondages publiés par an, en 20 ans !     F. M.

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